–
6 août 2026
Zoé: de Gilles Ascaride
Mise en scène et jeu Marie Fabre
L'intention est claire : faire vivre un personnage dont on parle souvent dans la trilogie de Marcel Pagnol
et que l'on ne voit jamais. Zoé, sœur d'Honorine et de Claudine et tante de Fanny.
Pourquoi ? Parce que Zoé, dont on ne nous dit que peu de choses, sert sans cesse de repoussoir ou de justifi- cation à des pensées ou à des actions contestables.
Zoé, a « perdu son honneur ». César, dans Marius, raconte que Zoé, jolie et gentille « petite fille », a cru aux promesses d'un matelot espagnol et s'est donnée à lui, puis a été abandonnée. Désespérée et « dégoûtée des hommes », elle est « évidemment » et par suite devenue une fille perdue. Se donnant à qui la voulait. C'est simple. Trop simple.
Ses sœurs, surtout Honorine l'aînée, considéreront que Zoé a gravement entamé l'honneur de la famille. Et Zoé servira pour elle de raison ou de prétexte pour marier Fanny à Panisse, puisque « Zoé a déjà pris le tour » du déshonneur et que de ce fait Fanny, enceinte, devient « impardonnable » à cause de sa tante déchue. C'est simple. Trop simple...
Résumé: Au crépuscule de sa vie, Zoé ( sœur d Honorine personnage dont on parle beaucoup mais qu on voit jamais dans la trilogie de Pagnol) parle d' elle et des autres avec beaucoup d humour, un brin de nostalgie et un soupçon de regret.
